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Paraguay: 16 morts dans des affrontements entre police et paysans sans terre, 2% de la population possède 80% des terres !!!

Une intervention policière pour déloger vendredi des paysans sans terre d’une propriété au Paraguay a viré au massacre et au moins 16 personnes, sept membres des forces de l’ordre et neuf occupants, ont péri dans des échanges de coups de feu, ont annoncé les autorités.

Les heurts, qui ont également fait environ 80 blessés, ont opposé 300 policiers et 150 paysans qui occupaient une propriété agricole appartenant à l’homme d’affaires local Blas Riquelme, située dans la localité de Curuguaty, à 250 km au nord-est d’Asunción.

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FLASH NEWS-Washington pense avoir éliminé le N°2 d’Al-Qaïda avec un drone au Pakistan

Les Etats-Unis pensent avoir tué le numéro deux d’Al-Qaïda, le Libyen Abou Yahya al-Libi, dans un bombardement de drone au Pakistan, infligeant ainsi un "revers majeur" à la nébuleuse extrémiste un peu plus d’un an après la mort d’Oussama ben Laden.

Par la voix d’un responsable qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat, Washington s’est dit mardi "hautement confiant" dans le fait que Libi était mort, et que sa disparition handicaperait grandement la capacité de la direction d’Al-Qaïda à interagir avec les groupes qui s’en réclament.

De même source, Libi était chargé des opérations d’Al-Qaïda au Pakistan et d’entretenir les contacts avec les différentes branches de l’organisation, notamment Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa).

Libi serait mort à l’occasion d’un tir de drone américain lundi contre des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, principal bastion d’Al-Qaïda dans le monde, qui aurait fait 15 morts du côté des insurgés islamistes.

Ce tir, rapportait le New York Times lundi soir, visait Libi.

Le précédent numéro deux d’Al-Qaïda, Atiyah abd al-Rahman, avait été tué au Pakistan, dans la zone tribale du Waziristan le 22 août. Depuis la mort d’Oussama ben Laden début mai 2011 dans un raid de commandos américains au Pakistan, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, a pris la tête de la nébuleuse.

Abou Yahya al-Libi, un Libyen considéré comme l’un des principaux théoriciens d’Al-Qaïda, était apparu à plusieurs reprises ces dernières années dans des messages vidéos d’Al-Qaïda. Il était considéré comme le grand ordonnateur de la propagande du réseau. En mars 2011, il avait exhorté les rebelles libyens à poursuivre leur offensive contre le régime Kadhafi.

Les tirs de drone sont survenus avant l’aube, sur fond d’intensification des attaques de ces avions sans pilote depuis la conférence de l’Otan à Chicago le mois dernier.

Deux missiles ont été tirés sur une base de rebelles, dans la région de Mir Ali, à 25 km à l’est de Miranshah, la capitale de la région du Waziristan du nord, près de la frontière afghane, ont indiqué des responsables de la sécurité.

Selon le responsable américain, Libi "était le numéro deux d’Al-Qaïda et assumait les fonctions de responsable des opérations dans les zones tribales du Pakistan, ainsi que les contacts avec les groupes affiliés à Al-Qaïda" en dehors du pays.

Selon lui, "les revers infligés à la direction centrale d’Al-Qaïda ces dernières années ont réduit ses effectifs au point qu’il n’y a pas de successeur évident pour endosser les responsabilités (de Libi), ce qui représente une difficulté supplémentaire pour Zawahiri afin de gérer le groupe de façon efficace".

Cette disparition constitue "un revers majeur pour la direction d’Al-Qaïda, en parvenant à supprimer (son) numéro deux par deux fois en moins d’un an, en minant le moral et la cohésion du groupe", a ajouté le responsable, pour qui la mort de Libi rapproche Al-Qaïda "de sa fin, comme jamais auparavant".

Ben Venzke, expert auprès de l’IntelCenter, un centre de surveillance des sites islamistes, juge que "la mort de Libi va être ressentie à travers toute la communauté des +jihadistes+, car c’était l’une des figures les plus visibles parmi tous les groupes qui existent à travers le monde".

Au plan politique, le président américain Barack Obama peut espérer retirer un bénéfice certain de cette opération, à cinq mois de la présidentielle, lui que Mitt Romney vilipende en raison de la faiblesse dont il ferait preuve à l’étranger, selon le candidat républicain.

En revanche, les liens entre Washington et Islamabad risquent fort de connaître une nouvelle dégradation, après les épreuves qu’ont constitué le raid qui avait mené à l’élimination de Ben Laden en mai 2011, la mort de 24 soldats pakistanais, tués par erreur par des frappes américaines en novembre, et le refus du Pakistan de rouvrir les routes de ravitaillement de l’Otan vers l’Afghanistan.

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La Syrie au bord de la guerre civile après les attentats de Damas

L’escalade de la violence en Syrie, où un double attentat a fait 55 morts et des centaines de blessés jeudi à Damas, rapproche encore un peu plus le pays de la guerre et pourrait conduire à la fin de la mission d’observation de l’ONU, estiment des analystes.

"Le cyclone de la guerre civile est en train d’emporter la Syrie, sous les yeux d’une communauté internationale qui n’assume pas ses responsabilités", affirme Khattar Abou Diab, politologue et professeur à l’université Paris-Sud.

Le plan de sortie de crise de l’émissaire Kofi Annan, déjà mal en point, a subi jeudi un nouveau coup avec le double attentat de Damas, le plus meurtrier depuis le début du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011.

"Le cessez-le-feu (techniquement entré en vigueur le 12 avril, ndlr) n’a pas été respecté, la population n’a pas été autorisée à manifester librement et pacifiquement, et les prisonniers politiques n’ont pas été libérés", souligne M. Abou Diab, en faisant référence à trois des six points du plan Annan.

Sans alternative au plan Annan en vue, la Syrie se trouve "face à une impasse", souligne ce spécialiste.

Depuis le 12 avril, les violences, dont s’accusent mutuellement régime et opposition, ont fait plus de 900 morts à travers le pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

D’après Peter Harling, de l’International Crisis Group, la Syrie assiste à "une diversification des formes de violences" avec attentats, assassinats ciblés et combats armés parfois même au coeur de la capitale.

"S’il l’on se souvient de l’Algérie dans les années 90, on se demandait souvent qui se tenait derrière les violences, mais rarement on obtenait la bonne réponse", estime de son côté M. Abou Diab.

En Algérie, l’annulation des premières législatives pluralistes de décembre 1991 que le Front islamique du salut (FIS) était en passe de remporter a plongé l’Algérie dans des violences qui ont fait près de 200.000 morts.

Pour certains experts, le régime syrien exploite cette incertitude sur les véritables commanditaires des attaques pour tenter de convaincre une fois de plus qu’Al-Qaïda, les services secrets étrangers ou les pays du Golfe sont derrière les violences.

Or, "la révolution syrienne n’a évidemment rien à voir avec Al-Qaïda ou avec les pays du Golfe", souligne Paul Salem, directeur du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

"Elle est juste liée à la population syrienne qui ne supporte plus la situation comme de nombreux autres citoyens du monde arabe et qui revendique leurs droits", décrypte-t-il.

"Depuis le tout premier jour, le régime répond aux protestataires par la guerre", selon M. Salem. "Il a créé une guerre et il finira probablement par en subir les conséquences".

Selon lui, la situation est également complexe parce qu’elle mêle deux dynamiques: une révolte contre un régime autocrate d’une part et d’autre part des tensions religieuses entre sunnites et alaouites. "Les deux choses sont concomitantes", dit-il.

Pays multi-confessionnel, la Syrie abrite une majorité de musulmans sunnites et une importante minorité alaouite, une branche du chiisme dont le clan Assad est en grande partie issu.

Dans ce contexte, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dit craindre mercredi "une guerre civile de grande envergure aux effets catastrophiques pour la Syrie et la région" si les violences ne s’arrêtent pas.

Il a également souligné que l’explosion s’étant produite mercredi au passage d’un convoi d’observateurs de l’ONU à Deraa (sud) pourrait remettre en cause la mission des Nations unies dans le pays.

D’après M. Harling, un des problèmes est que "l’Occident soutient une mission à laquelle elle ne croit pas". "La mission Annan est née de l’ambivalence de la communauté internationale", souligne-t-il.

"CERTES LES REVENDICATIONS DES MUSULMANS SUNNITES DU PAYS SONT DES REVENDICATIONS LÉGITIMES.

MAIS DES QUESTIONS SE POSENT :  

POURQUOI MAINTENANT ?

D’OU VIENNENT LES ARMES DES INSURGÉS ?

A QUI, CE CHAOS ORGANISÉ, PROFITE-T-IL LE PLUS ?

UNE ALLIANCE AVEC L’OTAN EST ELLE ACCEPTABLE ?

QUE CE PASSE T IL MAINTENANT EN LIBYE  ?  

SCADY

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