FIN DES TEMPS inéluctable

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Nouvel Ordre Mondial: l’Union Européenne, créature du Bilberberg, tremble sur ses bases…

Les mondialistes ont peur que la Grèce puisse sortir de la monnaie unique et procéder à une convalescence économique miraculeuse.

Le groupe Bilderberg est terrifié que la sortie potentielle de la Grèce de la zone euro ne mène à une récupération dramatique de l’économie et donne ainsi un modèle pour les autres pays à suivre, menaçant ainsi de torpiller la monnaie unique européenne et la totalité de l’agenda pour un super-état fédéral européen.

Une des discussions prioritaires de la réunion annuelle du groupe Bilderberg cette année à Chantilly, Virginie, USA, tournera autour du plan de l’élite pour adresser le problème qui menace de mettre leur agenda pour la gouvernance mondiale à la poubelle: le problème de la crise de l’Euro.

La menace montante que la grèce n’abandonne sa promesse d’honorer les termes de son accord draconien de sauvetage avec Bruxelles et Berlin la nuit dernière a amené la chancelière allemande Angela Merkel à reconnaître pour la première fois que la Grèce pourrait bien sortir de la zone euro, une possibilité qui a fait couler la valeur de l’euro et des marchés ces derniers jours.

La crise de l’euro en est maintenant à son point le plus grave de son histoire, faisant oublier des points similaires de crise qui se sont passés de manière conïncidentelle juste avant les réunions du groupe bilderberg en 2010 et 2011.

En ces deux occasions, le consensus politique formé par les membres du groupe Bilderberg fut suffisant pour garder l’euro sous perfusion pour 12 mois de plus à chaque fois, et ces mêmes mondialistes vont essayer une fois de plus de marteler une stratégie à huis-clos, qui donnera une rédemption à leur projet chéri.

En 2010, “le futur de l’euro” prît tout le devant de la scène en Espagne, alors que le premier ministre espagnol Luis Rodriguez Zapatero fut rejoint pas des poids lourds de la finance pour essayer de résoudre la crise tandis que des membres du groupe paniquaient à l’idée de l’effondrement possible de la monnaie unique.

Un an plus tard, en 2011, au meeting de St Moritz en Suisse,, la crise de l’euro était de nouveau au top de l’agenda des bilderbergers alors que les mondialistes exprimaient leurs craintes de la chute et de l’abandon de la monnaie unique, qui pourrait également torpiller les espoirs de créer des monnaies multi-régionales.

Le groupe Bilderberg est terrifié non seulement par le fait que la Grèce pourrait quitter l’euro, mais quand le faisant, on assisterait à un rebond économique drastique et que cela deviendrait le modèle pour d’autres pays de la zone euro et que ceux-ci suivent le même chemin.

Cette crainte est exemplifiée par un article paru aujourd’hui dans le journal contrôlé par le Bilderberg: le Financial Times titré: Greece’s exit may become the euro’s envy.

“Expulsée de la zone euro, la Grèce pourrait devenir bien plus dangereuse pour le système qu’elle ne le fut jamais à l’intérieur, en devenant un modèle de convalescence économique saine et efficace”, écrit Arvind Subramanian.

Subramanian est un vétéran du Peter G. Peterson Insitute for International Economics, qui compte parmi ses directeurs un bon nombre de membres influents du groupe Bilderberg, incluant l’ancien directeur de la réserve fédérale américaine Paul Volcker, l’ancien ministre des finances américain Lawrence Summers, et le ponte du Bilderberg David Rockefeller.

“Supposons qu’à la mi-2013, l’économie grecque ait récupéré, alors que le reste de la zone euro demeure en récession. Les effets sur les pays adhérents à l’austérité comme l’Espagne, le Portugal et même l’Italie se feront sentir très fort. Les électeurs de ces pays ne manqueront pas de noter les meilleures conditions de leur voisin au préalable harassés. Ils commenceront à demander pourquoi leur gouvernement ne suit-il pas la voie grecque et feront savoir qu’ils sont favorables à la sortie de la zone euro, et plus spécifiquement si les conditions économiques restent ternes”, écrit Subramanian, ajoutant que la sortie potentielle de la Grèce “pourrait bien être contagieuse” et mener à l’abandon “de la zone euro et peut-être même du projet européen”.

Le groupe Bilderberg est très désespéré de sauver l’euro parce qu’il représente les fondements de leur agenda fnancier global de créer des monnaies régionales et des fédérations bureaucratiques minutieusement organisées sur le même modèle que l’Union Européenne.

Si l’euro prouve être un échec, le projet de réaliser le but ultime d’une monnaie mondiale est mort pour au moins 100 ans.

De plus, le Bilderberg chérit la monnaie unique parce que c’est son bébé.

Le président du groupe Bilderberg, Etienne Davignon, s’est vanté que le groupe aida à créer l’euro en introduisant le premier agenda politique pour une monnaie unique au début des années 1990, qui fut ensuite formalisée dans le traité de Maastricht de 1992.

Quoi qu’il en soit, les toutes premières discussions au sujet de la création d’une monnaie unique remontent à quelques décennies auparavant et à la réunion Bilderberg de 1955 à Garmirsh-Partenkirchen en Allemagne de l’Ouest.

Des documents fuités divulguent comment les élitistes du groupe Bilderberg discutèrent de la “nécessité d’amener le peuple allemand dans un marché commun européen le plus vite possible”, ajoutant que le futur était en danger sans une “Europe Unifiée”.

Cet agenda incluait “le besoin pour une monnaie unique” ainsi que de la création “d’une autorité politique centrale”.

En considérant le fait que l’euro a pris environ 5 décennies à construire, ne nous attendons pas à ce que l’élite mondialiste abandonne le projet sans se battre. La crise de l’euro va prendre le devant de la scène à cette réunion Bilderberg 2012 alors que ses membres essaient de manufacturer un consensus pour un effort concerté afin de sauver leur monnaie unique une fois de plus.

source : alterinfo

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Comment l’Empire a (déjà) remporté l’éléction présidentielle française

Dans le système électoral français, les citoyens sont appelés à exprimer leurs préférences lors du premier tour de scrutin —ce qui permet aux partis politiques de compter leur soutien populaire—, tandis qu’ils doivent porter des alliances pour dégager une majorité au second tour. Par conséquent, c’est l’élection présidentielle qui structure durablement la vie politique. Cette logique aurait du faire ressurgir en 2012 le clivage prévalent lors du référendum européen de 2005. Pourtant il n’en a rien été. Luc Chevallier expose la manière dont les médias ont conduit les électeurs vers une voie de garage.

L’enjeu de l’élection présidentielle pour l’oligarchie qui a installé Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007 était d’infliger une nouvelle défaite au camp politique majoritaire en France, celui du Non au referendum constitutionnel européen de 2005.

À l’époque, le dispositif médiatico-politique avait été mobilisé en faveur d’une campagne massive pour le Oui, mais les Français avaient rejeté ce texte qui représentait à leurs yeux la fin de leur nation.

Lorsque Nicolas Sarkozy imposa malgré tout cette constitution, il respecta la lettre de la Constitution, mais pas son esprit : il viola la souveraineté populaire et brisa le fondement du pacte démocratique.

Depuis, il faut considérer que la légitimité de la représentation ne repose plus sur le mandat populaire, mais sur le soutien affiché par le système médiatique. Un régime post-démocratique, où la classe dirigeante s’appuie sur son dispositif d’influence pour désamorcer la contestation et faire accepter à une majorité des lois qui ne seront en définitive favorables qu’à une minorité. Les apparences démocratiques sont sauves, notamment les scrutins électoraux, partant du principe que le camp contrôlant les mass-médias et subventionnant la classe politique bénéficie d’un avantage décisif.

La Présidence de la République, clef de voute de la souveraineté française

« Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux pour l’avenir de la grande famille humaine. »
Jean-Paul II, discours à l’ Unesco, 2 Juin 1980

L’actuelle constitution française fut mise en place par Charles De Gaulle, qui avait façonné les institutions de façon à donner une autorité décisive au président. Il fit en sorte qu’il ait en main les orientations stratégiques du pays, via son statut de chef des armées et son élection au suffrage universel direct. Un pouvoir suffisant pour préserver l’indépendance de la France face aux grandes puissances de l’après-guerre.

La présidence étant devenue la fonction la plus importante, chacun accorde la plus haute importance à son élection. C’est vrai pour les électeurs qui se mobilisent en masse, comme pour la classe dirigeante qui fait alors fonctionner à plein régime les médias qu’elle contrôle.

Précisément, du point de vue de l’oligarchie, l’objectif est de prévenir la reconstitution des forces qui avaient fait triompher le Non en 2005. Pour y parvenir, sa priorité tactique est de s’assurer que seuls deux partisans du Oui concourront au second tour de l’élection présidentielle, de sorte que ses intérêts seront préservés quelle que soit la décision finale des Français. Le choix des électeurs se limiterait alors à deux personnalités incarnant des manières différentes d’appliquer la même politique.

Par conséquent, l’oligarchie doit utiliser son système médiatique pour concentrer les voix du Oui sur le plus petit nombre de candidats, et diluer les voix du Non sur le plus grand nombre de candidats. Il s’agit d’éviter le retour du clivage défavorable de 2005, qui ferait de l’élection présidentielle un nouveau référendum sur l’Europe dans un moment particulièrement difficile (effondrement de la Grèce et crise de l’euro).

En 2005, le camp du Non avait été principalement représenté par le Parti Communiste et la Ligue Communiste Révolutionnaire à gauche, et le Front National à droite. Le camp du Oui avait été représenté par le Parti socialiste, l’UDF (centre) et l’UMP, ainsi que les Verts (écologistes).

Parmi les quatre candidats à la présidentielle 2012 issus des formations ayant soutenu la constitution européenne, deux seulement recevront un coup de pouce médiatique au premier tour. François Bayrou, dont on avait fait le « troisième homme » de la campagne précédente, n’a pas bénéficié du même traitement.

Les dirigeants écologistes ont eux choisi d’être inexistants, notamment en désignant une candidate peu connue et maitrisant mal la langue française, Eva Joly, au détriment de Nicolas Hulot, ancien présentateur de télévision et vedette de l’écologie. La contre partie de ce seppuku politique en faveur du PS est un accord préélectoral entre les deux partis, garantissant aux « écologistes » un avenir dans la future majorité, quel que soit leur score au premier tour. Il faut en effet éviter de reproduire l’accident de 2002, quand un Lionel Jospin favori des sondages avait été éliminé dès le premier tour à cause de la dispersion des voix de gauche.

À l’aile droite du camp du Oui, l’UMP a fait place nette à Nicolas Sarkozy, malgré un mauvais bilan et une impopularité record. On aura pris le soin d’empêtrer Dominique de Villepin, son seul véritable rival à droite, dans des affaires judiciaires ; et si celui-ci menaça un temps de se présenter, il trouva finalement quelques raisons de se retirer de la course, privilégiant probablement la gestion de son cabinet d’avocat d’affaire avec le Qatar. D’autres candidats ont été délicatement écartés comme Christine Boutin (chrétiens-sociaux), Corine Lepage (écolo-sionistes) ou encore Frédéric Nihous (ruraux).

Neutraliser l’opposition au nouvel ordre européen

« Quels sont nos ennemis et quels sont nos amis ? C’est là une question d’une importance primordiale pour la révolution. »
Mao Zedong, Œuvres choisies, tome IV

Reste à obtenir que le camp du Non ne place aucun de ses champions au second tour, alors que c’est en théorie là que se trouve le plus gros réservoir électoral.

Dans un premier temps, on multiplie les candidatures, six candidats du premier tour à la présidentielle appartenant à la mouvance du Non. Qu’importe la légitimité populaire, l’essentiel est de disperser les forces. Ces petits candidats doivent leur participation au mode d’organisation des élections, articulée en réalité sur trois tours. Par le jeu des 500 parrainages, ce sont les deux branches du parti oligarchique qui sélectionnent ceux qui participeront à la campagne présidentielle. Ils permettent à des candidats méconnus d’y participer, quand la menace d’une absence au premier tour plane sur l’un des principaux courant politique français.

Pour le Parti communiste, la tactique aura consisté à fondre celui-ci dans une coalition placée sous la direction de l’ex-trotskyste et ancien membre du Parti socialiste Jean-Luc Mélenchon. Malgré un positionnement très à gauche, le leader du Front de Gauche annonce tôt dans la campagne qu’il soutiendrait François Hollande au deuxième tour, signifiant qu’il rejoint de fait le camp du Oui avec sa formation.

Reste donc le Front National, qui est déjà parvenu à placer son candidat au deuxième tour d’une présidentielle en 2002. De plus, cette formation historiquement liée aux vaincus de la Seconde Guerre mondiale et aux victimes de la décolonisation, a fait peau neuve en transmettant sa direction de son leader emblématique à sa fille. Surtout, il ne se positionne plus comme le réceptacle du vote protestataire, mais ambitionne d’exercer le pouvoir.

Le camp du Non se retrouve par conséquent avec une candidate sur laquelle concentrer ses voix, dans un contexte où les difficultés financières européennes et l’expédition en Libye, entre autre, donnent raison à ceux qui craignaient que la mise en place du traité constitutionnel européen renforce le contrôle de la finance et de l’Otan sur l’Europe.

Le dispositif d’influence constitué par les instituts de sondage et les relais médiatiques va donc favoriser la division des voix du Non en assurant la promotion du Front de Gauche comme alternative au Front National.

Les dirigeants du Front de Gauche on bien compris l’intérêt de jouer cette carte du mouvement « rouge » et « citoyen », face à la vague « bleu marine » et « fasciste ». Leur candidat met en scène son hostilité à l’encontre de la formation de Marine Le Pen et reçoit l’attention bienveillante de médias qui en principe devraient être hostiles à ses postures anticapitalistes : il sera le troisième homme désigné de cette campagne marketing appelée élection présidentielle française.

République Vs Marketing

« La télévision est le premier pouvoir en France, et non le quatrième ».
Valéry Giscard d’Estaing, Face à la 3, France 3, 7 novembre 1984

Bien qu’il soit difficile d’évaluer à quel point le système de communication mis en place par l’oligarchie influence le résultat des élections, il est certain que par le contrôle de plusieurs leviers à des niveau clés du processus médiatique et politique de la campagne électorale, celle-ci dispose de moyens d’influences considérables.

En définitive, l’oligarchie aura gagné son pari. Par une habile segmentation de l’offre électorale, elle à élaboré un choix qui lui a permit de placer ses deux candidats au second tour. Piégés par une campagne électorale basée sur les techniques publicitaires, les Français n’auront pas su distinguer toutes les contrefaçons. Ils n’ont désormais plus d’alternative. Le digues du tsunami financier seront bientôt levées, déversant son flot d’injustice sur la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, puis la France.

Le capitaine de ce qui fut autrefois un pays souverain dira que le bateau n’est pas assez fort pour une telle tempête, qu’il est nécessaire de lâcher du lest et de faire d’autres réformes. Le peuple verra la classe dirigeante s’agiter à la barre d’un navire à la dérive dont elle a elle-même pris soin de déchirer les voiles et de briser le gouvernail.

Qui alors restera debout dans l’ouragan ?

Source : Alterinfo

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