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Portugal : La chasse aux bonnes affaires tourne à la bataille rangée!!!

Une grande chaîne de supermarchés portugaise a voulu "faire un coup" en offrant 50 % de réduction à ses clients à partir de 100 euros d’achat. Résultat : des rayons pris d’assaut, voire saccagés, des heures d’attente aux caisses, et des émeutes.

Le 1er mai, le chaos s’est abattu sur les plus grands supermarchés de l’enseigne Pingo Doce [la principale chaîne de supermarchés du Portugal, avec 350 points de vente], envahis par des hordes de consommateurs voulant profiter des 50 % de réduction offerts à partir de 100 euros d’achat. Les prises de bec entre clients, certains essayant de dépasser les autres dans les files d’attente aux caisses, ont nécessité l’intervention de la police à Almada, dans le quartier Quinta do Mocho à Loures, mais aussi Rua Carlos Mardel à Lisbonne.

Le fait est que des familles entières se sont rendues dans les supermarchés de l’enseigne pour remplir des caddies. Quand, à la fin de la journée, il a fallu annoncer la fermeture de celui de Telheiras, à Lisbonne, un agent de police a craint le pire, car ils étaient encore des dizaines à vouloir entrer : "A Odivelas, et dans les quartiers lisboètes de Benfica et de Chelas, il y a eu des échanges de coups, et même des coups de couteau. Il a fallu appeler la police antiémeutes", raconte-t-il. Les autorités n’ont pas confirmé l’information, mais plusieurs cas de vandalisme ont bien été enregistrés, dont des affaires de pillage et de saccage. A Sintra, il a fallu fermer temporairement la route IC-19, car le centre commercial Forum Sintra attirait tant de monde qu’il était devenu impossible de désengorger cet axe routier. A Queluz, certains étaient devant les portes du Pingo Doce dès 4 heures du matin pour être bien placés.

"C’est inhumain, c’est faire bien peu de cas des gens", s’est plaint Alzira Gama, 70 ans, concierge de son état, les chevilles enflées après sept heures passées debout dans la queue à la caisse du supermarché de Telheiras. Elle a fini par s’asseoir sur l’une des nombreuses chaises installées dans l’établissement, qui semblait avoir été mis à sac, rayonnages vides et sol jonché de produits en tout genre.

"M…, y a plus qu’à voler !", s’est énervé un jeune homme se déplaçant avec des béquilles face à la raréfaction des produits dans les rayons au fur et à mesure que les heures avançaient. Une employée de la mairie de Lisbonne explique qu’à son arrivée à Telheiras, encore tôt dans la matinée, il n’y avait déjà plus de sucre. "J’ai d’abord essayé d’aller au Pingo Doce de Chelas, où je vis, mais c’était un tel désordre que je n’ai pas réussi à entrer. Alors je suis venue ici, et ça fait cinq heures que je suis dans la queue avec mon mari. Nous avons fini par prendre des yaourts dans un rayon pour les manger. Les payer ? Ils sont loin de valoir toutes ces heures d’attente."

Ils sont nombreux à s’être servis sans vergogne dans les rayons pour tromper la faim, alors même que le supermarché dispose d’une cafétéria, ce qui a contribué à l’accumulation de détritus dans les allées. Entre les pots achetés et ceux mangés sur place, c’était la désolation au rayon yaourts. Au coin shampooings, des navets, des jambons et du lait avaient fait disparaître toute logique dans l’agencement du magasin. "On croirait la fin du monde !", s’est effrayé un chômeur, stupéfait par le nombre de personnes affairées à fouiller dans des caddies comme des SDF. Le rayon boissons était l’un des plus rudement frappés par la tornade, et les bouteilles cassées étaient progressivement déblayées par les agents d’entretien.

Certains supermarchés ont fermé temporairement à la mi-journée afin d’essayer de retrouver un aspect normal et de renouveler les produits dont ils avaient été dévalisés. Otávia Brito, cliente de l’établissement de Penha, à Faro, raconte avoir attendu la réouverture des portes pour retourner faire des courses, alors qu’elle avait déjà dépensé près de 700 euros dans le même magasin - soit l’équivalent de 1 400 euros d’achats avant réduction. "Moi, on ne m’y reprendra plus. Doux Jésus !", regrette une cliente sans emploi de Telheiras, ses surgelés déjà bien fondus dans son caddie pris au supermarché voisin Continente. Ceux qui n’ont pas trouvé de chariot ont improvisé : certains tiraient derrière eux leurs achats posés sur de grands morceaux de carton.

Le chaos était tel que le groupe Jerónimo Martins, propriétaire de la chaîne Pingo Doce, s’est vu contraint d’avancer l’heure de fermeture des magasins de 20h à 18h, afin de pouvoir évacuer "en toute sécurité" la clientèle. "Pour que les gens aient le temps de payer et de partir avant l’heure habituelle de fermeture", a précisé le groupe à l’agence de presse Lusa.

source

"CETTE ÉVÈNEMENT  NOUS INDIQUE 2 CHOSES :

1-LA CRISE COMMENCE A ETRE TRÈS VISIBLE 

2- INUTILE DE PARLER DE RÉVOLUTION OU DE SOULÈVEMENT POPULAIRE EN OCCIDENT, CE PEUPLE EST PRÊT A TOUT POUR CONTINUER A CONSOMMER, QUITTE MÊME A SE TUER ENTRE EUX!! SCADY"

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Classé dans:Apocalypse financière

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