
Kofi Annan, qui a eu des discussions peu concluantes avec le président Bachar al-Assad à Damas mardi, s’exprimait à Doha au Qatar au cours d’une réunion spéciale de la Ligue arabe.
Après sa mise en garde, il a continué d’exhorter les dirigeants syriens à prendre ce qu’il appelle «des mesures audacieuses" sur le terrain, pour montrer leur volonté à parvenir à un accord de paix.
La veille à Beyrouth, l’ancien secrétaire général de l’ONU avait exprimé sa frustration et son impatience, et il avait clairement fait allusion au fait que sa mission n’est pas éternelle, le temps lui est compté.
Kofi Annan est sous la pression du Qatar et d’autres Etats arabes qui veulent voir la fin du régime Assad et pouvoir fixer une date limite à laquelle il reconnaitra que son plan de paix est un échec.
L’opposition syrienne, et en particulier l’armée syrienne libre se méfie et elle pense que cette mission permet simplement au régime de gagner du temps.
La ligue Arabe fait pression pour une action plus énergique du Conseil de sécurité. Elle souhaiterait que la mission des observateurs en Syrie ait davantage de pouvoir pour imposer l’application du plan de paix en six points de Kofi Annan.
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