37 nouvelles secousses, la plus forte de magnitude 2,7, ont frappé dans la nuit de mercredi à jeudi l’Émilie-Romagne (nord-est), touchée en dix jours par deux violents séismes qui ont fait au total 23 morts, entretenant l’angoisse chez les 14 000 déplacés. Alors que les habitants sont encore sous le choc du tremblement de terre de mardi matin, qui a fait 17 morts dans la région de Modène, la terre ne cesse de trembler : depuis le 20 mai, date du premier séisme, la zone a été frappée par un millier de répliques ou secousses qui font craindre aux spécialistes l’ouverture d’une nouvelle faille.
À 4 h 16 locales (2 h 16 GMT), la plus forte secousse de la nuit, de magnitude 2,7, a été ressentie dans la province de Mantoue, à une profondeur de 10 km. Mais jeudi matin, une autre secousse plus forte, de magnitude 3,6, a encore frappé près de Finale Emilia, une commune ravagée par le séisme du 20 mai. Ces multiples secousses entretiennent l’angoisse chez les 14 000 personnes privées d’un toit dans la région, soit parce que leur habitation a été endommagée soit parce qu’elles craignent de revenir chez elles. Le conseil des géologues italiens a rappelé que "les séismes sont totalement imprévisibles" et a recommandé tout d’abord une révision des cartes italiennes sur le risque sismique.
Plusieurs entrepreneurs ont en effet souligné que la zone de Modène était jusqu’à présent classée comme peu sismique, répondant à certaines critiques sur la fragilité des bâtiments industriels qui se sont écroulés. La majorité des victimes des deux séismes – 17 sur 23 – ont été tuées alors qu’elles étaient au travail. Parmi elles, dix ouvriers, italiens ou immigrés (indiens, marocains, chinois…). Le parquet de Modène avait annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête à ce sujet.
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